2006
Rapport de Statistique Canada sur l’alphabétisme chez les minorités de langue officielle : L’alphabétisation est un enjeu qui engage toute la communauté
Communiqué de presse
Ottawa, le 19 décembre 2006 – Statistique Canada a publié aujourd’hui un Rapport sur l’alphabétisme des minorités de langue officielle. Ce rapport fait état d’une amélioration significative du taux moyen d’alphabétisme des francophones à l’extérieur du Québec depuis dix ans. Les auteurs du Rapport constatent que, malgré le net progrès, le développement et le maintien de l’éveil à l’écrit en français pour la vitalité des communautés francophones en milieu minoritaire demeure important.
Cette amélioration de la situation encourage les membres de la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF). Toutefois, la Fédération reconnaît qu’il y a encore beaucoup de rattrapage à faire pour réduire l’écart persistant du taux d’alphabétisme entre francophones et anglophones au Canada (voir tableau ci-bas).
L’étude de Statistique Canada montre que le niveau de scolarisation plus élevé et de meilleures habitudes de lecture chez les anglophones sont deux facteurs qui expliquent la différence entre les taux d’alphabétisme des anglophones et des francophones. L’étude souligne qu’il y a des raisons historiques et culturelles qui expliquent, encore aujourd’hui, la différence de l’évolution des deux communautés.
La Fédération soutient que l’alphabétisation est un enjeu qui engage toutes les parties de la société canadienne : l’alphabétisation commence à la maison, avant l’arrivée de l’enfant à l’école et elle se poursuit au-delà de l’école, dans le milieu de travail comme dans nos loisirs. Selon Suzanne Benoit, présidente de la FCAF, «c’est à la maison, en observant ses parents, que l’enfant apprend l’importance de la lecture. C’est à la maison qu’il apprendra à maintenir de bonnes habitudes de lecture. C’est au travail et par ses loisirs que l’adulte aura l’occasion de maintenir sa pratique de la lecture et de l’écriture.»
La Fédération a élaboré des plans de rattrapage s’étalant sur les 10 prochaines années afin de rehausser le niveau d’alphabétisme des francophones du Canada à un niveau semblable à celui des pays qui ont la meilleure performance en la matière (Norvège). Il y a trois ans, la Fédération avait lancé son Initiative nationale en alphabétisation familiale.
Les activités d’alphabétisation auront de meilleures chances de réussir si elles s’inscrivent dans le cadre d’un plan global visant à soutenir la vitalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire.
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Source : Fernan Carrière
Directeur des communications, FCAF
(613) 749-5333 poste 226 ou sans frais 1 888 906-5666
L’ Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA)
Distribution de la population francophone, par province, selon les niveaux d’alphabétisme, lecture de textes suivis
En pourcentage
NB |
QC |
ON |
MB |
CA |
CA moins QC |
|||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
F |
A |
F |
A |
F |
A |
F |
A |
F |
A |
F |
A |
Niveau 1 |
33 |
17 |
21 |
17 |
25 |
14 |
19 |
11 |
22 |
13 |
25 |
13 |
Niveau 2 |
33 |
34 |
34 |
26 |
30 |
28 |
34 |
26 |
34 |
26 |
31 |
26 |
Niveau 3 |
26 |
33 |
32 |
37 |
32 |
40 |
32 |
43 |
32 |
40 |
32 |
40 |
Niveaux 4&5 |
9 |
16 |
13 |
20 |
13 |
19 |
16 |
20 |
13 |
21 |
12 |
21 |
Source : Jean-Pierre Corbeil, État de la situation chez les minorités de langue officielle, Statistique Canada, 2006
(http://www.statcan.ca/Daily/Francais/061219/q061219b.htm)
Les niveaux d’alphabétisme
Niveau 1 – La personne à ce niveau a des capacités limitées pour comprendre l’information ou exécuter des opérations numériques simples; elle peut, par exemple, avoir de la difficulté à déterminer, à partir des renseignements indiqués sur l'emballage, quelle dose exacte de médicament il faut donner à un enfant.
Niveau 2 – À ce niveau, la personne peut se servir de textes simples, présentés clairement et dans lesquels les tâches à accomplir ne sont pas trop complexes.
Niveau 3 - Ce niveau est considéré dans plusieurs pays comme un niveau minimal permettant de bien fonctionner dans la société. Il indique approximativement le niveau de compétences nécessaire pour terminer des études secondaires et entrer au collège.
Niveaux 4 et 5 – La personne peut manipuler de l’information complexe, effectuer des calculs à plusieurs opérations et résoudre une gamme de problèmes.
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