Le 7 octobre 2002
Le texte suivant a été écrit par René Gosselin, de Dubreuilville, en Ontario. René est marié depuis 15 ans, et lui et son épouse, Sylvie, ont deux enfants, Rémi et Érica. Les passe-temps de René sont la chasse à la perdrix et la pêche. Il aime aussi passer du temps avec ses enfants.
C'était à Dubreuilville, il y a environ cinq ans, par un de ces étés où les barbeaux envahissaient la place. Les barbeaux sont de gros insectes noirs, ailés et nuisibles. Plusieurs personnes en ont une phobie. Dès qu'elle en aperçoit un, ma fille refuse d'aller dehors. Un jour qu'elle jouait dehors, un barbeau est allé se poser sur son dos. Elle s'est mise à crier au meurtre. En riant, je lui ai dit : «Une petite bestiole comme ça ne mange pas une grande fille comme toi.» Mais, j'ai dû aller lui enlever pour qu'elle arrête de crier.
Ma femme aussi déteste aussi ces fameux barbeaux. Et moi, j'aime tellement lui jouer des tours. Une fois, je lui ai passé un brin d'herbe dans le cou. Elle pensait que c'était un barbeau. Elle me criait de lui enlever. Je l'ai fait marcher longtemps.
Ce qui arrivait aux autres, je trouvais cela bien comique jusqu'à ce qu'il m'arrive une aventure à mon tour...
L'été, ma femme aime étendre le linge sur la corde à linge. Cette journée-là, il faisait beau et très chaud; c'était la journée idéale pour sécher le linge dehors. Le soir, en rentrant le linge, ma femme y a trouvé quelques barbeaux. Elle les enlevés, a plié le linge et est allée le serrer.
Le lendemain, je sortais de ma chambre quand j'ai senti quelque chose dans mon pantalon. Je pensais que c'était une pointe de couture qui me piquait. J'ai continué à marcher. Le pincement devenait de plus en plus fort. Je ne pouvais plus l'endurer. J'ai donc pris les grands moyens et j'ai baissé mon pantalon. Un barbeau avait pris refuge à l'intérieur.
Ma femme et mes enfants ont bien ri de moi. Ils aimaient bien raconter cette histoire à la parenté et aux amis. Moi, je ne trouvais pas cela si drôle. Aujourd'hui, quand j'y pense, j'en ris beaucoup.
[Ce texte a été tiré avec permission, du recueil de textes écrits par des apprenantes et des apprenants francophones de l'Ontario, intitulé Expressions 10, p. 89, du Centre FORA.]