Quelle serait la juste description des fonctions du bénévole chargé de la sollicitation directe?Les personnes chargées de la sollicitation doivent accepter de :
Pourquoi est-il préférable que les bénévoles travaillent en tandem?Demandez aux personnes chargées de la sollicitation d'effectuer les visites par équipes de deux. Travailler à deux nécessite la collaboration d'un plus grand nombre de bénévoles - deux fois plus - mais le jeu en vaut la chandelle.
Il est tentant d'escamoter cette étape. Par manque d'expérience, on laisse parfois au bénévoles le soin de décider s'ils optent ou non pour le travail d'équipe. Il s'agit là d'une erreur. Cette personne a appris à ses dépens qu'il valait mieux s'adjoindre un partenaire : [Traduction]
Composez les équipes avec soin, dans la mesure du possible. Plusieurs solutions s'offrent à vous; vous pouvez par exemple jumeler :
Combien de temps l'opération nécessitera-t-elle?Chaque visite nécessite entre vingt minutes et une heure. (Si les bénévoles s'attardent davantage, ils ne font plus de sollicitation, mais rendent visite à des amis.) Dans quelques cas, il faudra prévoir une deuxième, et même une troisième rencontre. L'équipe de bénévoles devra consacrer un certain temps à mettre au point une stratégie avant d'entreprendre les visites. Il lui faudra également réserver quelques minutes à la rédaction de notes à la suite de chaque rencontre. En ajoutant le temps nécessaire aux déplacements, la réalisation de cette étape exigera entre cinq et dix heures de travail. Il y a également lieu de consacrer deux ou trois heures de plus, une fois la campagne terminée, pour partager les leçons tirées de l'expérience, procéder à une évaluation et fêter la clôture de l'événement. En incluant les trois heures de formation dont nous avons fait état plus haut, on constate que l'opération nécessite entre 10 et 22 heures. Si les mêmes bénévoles se chargent de repérer de nouveaux donateurs éventuels, il faudra compter deux ou trois heures supplémentaires. La recherche de donateurs éventuels constitue une démarche importante, en particulier si vous abordez des personnes que vous ne connaissez pas très bien, et à plus forte raison si vous souhaitez recueillir des sommes très substantielles. Le temps nécessaire à cette recherche est plus difficile à évaluer. Une ou deux heures suffisent souvent amplement à rassembler les principaux renseignements relatifs à un donateur éventuel moyen. Toutefois, s'il s'agit d'une personne très en vue ou exceptionnellement généreuse, les recherches visant à découvrir des données utiles risquent de se poursuivre beaucoup plus longtemps - quelquefois pendant des jours. Mais il est rare que cela se produise dans les organismes communautaires. Où trouver les bénévoles?Il se trouve, dans presque toutes les collectivités, des personnes qui accepteraient de vous aider à recueillir des fonds. Bien des organismes s'étonnent de constater à quel point il est simple de recruter des bénévoles. Adressez-vous d'abord aux personnes qui connaissent votre organisme. Elles vous appuient déjà et comprennent vos objectifs. Il sera donc plus rapide de les renseigner sur vos besoins et sur la nature de votre travail. Toutefois, elles devront peut-être prendre part à la formation afin d'apprendre à solliciter des dons importants. Il est préférable de recruter d'abord : Les membres actuels du conseil d'administration Les membres de votre propre conseil d'administration constituent les meilleurs bénévoles, parce que les donateurs éventuels les considèreront comme les personnes les plus dévouées. De plus, les donateurs importants préféreront peut-être recevoir la visite de bénévoles jouissant eux aussi d'un certain prestige. Il se peut toutefois que les membres du conseil soient trop occupés pour collaborer à la collecte de fonds, ou qu'ils estiment que cette démarche ne fait pas partie de leurs attributions. Les personnes ayant déjà siégé à votre conseil d'administration Leur prestige et leur ferveur égalent presque ceux des membres actuels... et les surpassent même peut-être. Ils disposent probablement de plus de temps libre. Les organismes ont souvent la surprise de constater que les personnes ayant siégé au conseil plusieurs années auparavant accepteraient volontiers de collaborer, mais préfèrent ne plus faire partie du conseil. Les personnes qui sont ou ont été bénévoles pour votre organisme Elles connaissent votre travail et se feront sans doute un plaisir d'effectuer divers travaux correspondant à leurs compétences. Vous les connaissez suffisamment pour évaluer ce qu'elles sont en mesure d'accomplir. Les donateurs actuels Ils entretiennent avec les autres donateurs un rapport d'égalité, en plus de comprendre et de soutenir votre travail dans une certaine mesure déjà. Lorsqu'on leur demande de participer plus activement, ils s'en offusquent rarement, se montrant parfois ravis, au contraire. Ils risquent cependant de découvrir certaines réalités désagréables lorsqu'ils verront de plus près votre organisme en action. Les personnes qui sont ou ont été participantes Les personnes qui se sont prévalues des services offerts par votre organisme peuvent appartenir à bien des catégories : anciens étudiants, public, clients, visiteurs occasionnels, admirateurs, débutants, membres, parents, artistes, joueurs, bénéficiaires, spectateurs, gens de la rue, étudiants, abonnés, préposés aux appels, téléspectateurs et ainsi de suite. Par souci de concision, je les appelle tous «participants». Le terme s'applique également aux organismes à vocation artistique, aux organismes de services sociaux, aux groupes d'intervention, aux écoles, aux équipes sportives et aux établissements de soins de santé. Dans tous ces organismes, des personnes participent d'une façon ou d'une autre. Mieux que quiconque, les participants sont en mesure de confirmer l'importance de votre travail. Dans certains cas, cependant, notamment lorsque la confidentialité est de rigueur, ils ne sont pas admissibles à titre de bénévoles. Les personnes qui ne collaborent pas encore activement à votre organisme Ne vous limitez pas aux personnes qui prennent ou ont pris une part active au sein de l'organisme. Bien que les personnes ayant déjà collaboré activement soient sans doute plus faciles à recruter et vous représentent plus efficacement, les nouveaux bénévoles sont parfois pleins de ressources. Ils allongent la liste des relations, apportent une énergie stimulante et une vision nouvelle. Certains organismes hésitent à recruter des personnes «de l'extérieur». Les groupes d'entraide, par exemple, estimeront peut-être que personne ne peut comprendre la situation aussi bien qu'eux-mêmes. Pour les organismes sportifs, ceux et celles qui ne participent pas (ou ne conduisent pas leurs enfants à la séance d'entraînement) ne tiennent pas à collaborer activement. Les organismes culturels, pour leur part, craindront peut-être que quiconque n'a pas baigné dans la complexité de leur culture ne soit pas au diapason. Ces points de vue ne sont peut-être pas faux, mais il n'en demeure pas moins que les personnes de l'extérieur peuvent collaborer, même modestement. Il n'est pas rare qu'elles s'intéressent à une cause et soient désireuses de l'appuyer. Les intégrer au groupe permettrait d'alléger le travail et de renouveler les énergies. Ainsi, il convient évidemment de s'ouvrir aux nouveaux bénévoles. Toutefois, ne soyez pas trop prompts à leur confier de nombreuses responsabilités. Évitez de leur accorder trop de pouvoir avant de vous sentir en confiance. Voici des exemples de personnes de l'extérieur qu'il serait particulièrement utile de recruter au moment de la sollicitation de dons importants :
Aidez les bénévoles à surmonter la crainte de la collecte de fondsLa plupart d'entre nous croyons ne rien connaître ou presque à la collecte de fonds. Et nombreux sont ceux et celles qui redoutent cette activité. Soutirer de l'argent aux autres? Très peu pour moi, merci! Vous avez déjà entendu ces propos quelque part? Sachez qu'il existe une solution. Quand la collecte de fonds devient accoutumance L'accoutumance à la collecte de fonds est un phénomène fréquent, qui s'explique de plusieurs façons :
Rappelez-vous : vous ne quémandez pas, vous offrez une occasion Il plus facile de recruter des bénévoles en leur rappelant qu'ils ne forceront pas le donateur éventuel à faire un geste désagréable. L'objectif consiste à établir une relation positive durable avec des personnes susceptibles de se montrer généreuses pendant des années. Offrez-leur l'occasion de se dépasser. Contribuer procure de grandes satisfactions - ce n'est pas banal! Henri Nouwen, prêtre catholique et auteur connu de plusieurs ouvrages sur les voyages spirituels, s'est penché sur la question. [Traduction] «Collecter des fonds, c'est proclamer vos convictions en faisant en sorte d'offrir à l'autre l'occasion de partager votre vision, ce qui représente précisément le contraire de quémander, affirme-t-il... On n'investit de l'argent qu'auprès des personnes sachant le faire fructifier... non auprès de celles qui disent ne rien avoir et recommenceront à quémander par la suite... Ce n'est pas en faisant des courbettes, mais en se tenant debout qu'il faut solliciter de l'argent.»28 La culpabilité, la gêne, le harcèlement, les pressions et toutes les autres mauvaises raisons de donner ne trouvent pas leur place dans ce type de collecte de fonds. Il ne s'agit pas de soutirer de l'argent par tous les moyens possibles à des victimes sans défense. Pas question de forcer la main à qui que ce soit. Au mieux, on obtiendrait de l'argent pour combler les besoins actuels, mais en compromettant sérieusement les collectes de fonds futures. Au pire, l'opération échouerait sur-le-champ. [Traduction]
Certaines personnes sont stupéfaites de constater que la méthode fonctionne! Voici par exemple ce qui s'est produit lorsqu'un organisme militant pour la défense des droits des locataires a sollicité le propriétaire d'un taudis. L'un des membres du conseil ayant effectué la visite raconte : [Traduction]
Ne faites que ce qui vous semble juste. Aux yeux de certains bénévoles, les personnes sollicitées ne donnent que pour leur rendre un service personnel. Et cela se produit sûrement. Cependant, cette attitude ne conduit pas à une relation durable entre l'organisme et le donateur. Il est rare que la démarche en vaille la peine. Parfois, les bénévoles se croient forcés de verser, pour appuyer une autre cause chère au donateur, une somme aussi importante que celle qu'il leur a lui-même offerte. Et cela se produit également. Il appartient toutefois à l'organisme de veiller à ce que cela n'arrive pas trop fréquemment en maintenant l'intérêt du donateur et en le remerciant chaudement. Évitez d'inciter un bénévole à solliciter un don d'une personne à laquelle il ne veut pas rendre visite. Certains consentent à solliciter les inconnus, mais non une connaissance. D'autres préfèrent précisément le contraire. Une fois terminé le recrutement des bénévoles, reportez-vous au chapitre sur la formation pour obtenir plus de détails quant à la marche à suivre. L'étape suivante consiste à repérer les donateurs potentiels. Il se peut que les bénévoles aient à prêter main forte au personnel (si tant est que l'organisme compte des employés).
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