Cette méthode vous convient-elle?
En résumé, les techniques décrites dans le
présent manuel ne conviennent pas aux organismes qui :
- cherchent surtout pour l'instant à recruter un grand nombre de
membres;
- ne se sentent pas à l'aise de demander à certains de
contribuer plus que d'autres;
- préfèrent solliciter les institutions dispensatrices,
recourir au publipostage ou aux activités spéciales;
- ne peuvent repérer des donateurs potentiels capables de verser ne
fût-ce que quelques centaines de dollars;
- ne peuvent recruter les bénévoles dont ils ont besoin;
- ne sont pas en mesure de consacrer le temps et l'énergie
nécessaires à la préparation; ou
- sont obnubilés par le rêve de voir des personnes richissimes
leur constituer des fonds de dotation sans qu'ils aient à fournir le
moindre effort.
Elles conviennent par ailleurs aux organismes sans but lucratif qui :
- souhaitent obtenir de l'argent rapidement;
- ont besoin de fortes sommes pour réaliser un projet spécial,
notamment pour un immeuble ou du matériel; ou
- veulent travailler à long terme à l'établissement d'un
fonds de dotation qui leur rapportera de l'intérêt et leur
procurera l'autonomie financière.
Si vous êtes prêts à poursuivre, allons-y!
Quels revenus supplémentaires cette
méthode peut-elle vous apporter?
Quelle somme êtes-vous en mesure de recueillir?
Il vous est possible d'expédier la campagne en quelques semaines.
L'opération consisterait pour l'essentiel à
déléguer des bénévoles qui rendraient visite aux
plus généreux de vos donateurs actuels. Laissez de
côté les nouveaux donateurs pour le moment : leur sollicitation
nécessiterait une préparation plus poussée.
Voici comment évaluer vos revenus.
«Le test du revenu potentiel» :
Une campagne agressive et de courte durée
Combien de bénévoles pouvez-vous rassembler?
C'est le nombre de bénévoles qui constitue en
général le facteur limitatif. On s'étonne souvent de
constater que l'on parvient à repérer plus de donateurs que
prévu. Si le temps dont vous disposez et le nombre de vos effectifs vous
permettent de tous les solliciter, vous recueillerez une somme encore plus
importante.
Il s'agit d'abord d'évaluer le nombre de bénévoles qui
acceptent a) d'investir 15 ou 20 heures, b) de prendre part à la
formation, c) de rendre visite à leurs connaissances, et d) de
solliciter un don en personne.
Prenons l'exemple d'un organisme fictif que nous baptiserons les Amis du
stylo . Parmi les bénévoles, douze personnes ont consenti
à participer à la sollicitation directe, outre celles qui, trop
timides pour se présenter chez les donateurs potentiels, se sont
engagées à rédiger des lettres en utilisant leur stylo
préféré.
Combien de donateurs potentiels pouvez-vous rencontrer?
Pour agir selon les règles, les bénévoles travaillent
en équipes de deux personnes. Les douze bénévoles des
Amis du stylo ont donc formé six équipes.
Chacune des équipes rencontre au moins cinq donateurs potentiels.
Ainsi, six équipes rendant visite à cinq personnes chacune font
au total trente rencontres.
Certains préfèrent travailler seuls. Cette façon de
procéder permet d'effectuer plus de visites, mais a souvent pour effet
de réduire la moyenne des dons.
Combien les donateurs potentiels que vous comptez rencontrer ont-ils
versé auparavant?
Retenez les particuliers (et non les entreprises, fondations ou organismes
gouvernementaux) dont le nom figure parmi les premiers sur la liste des
donateurs. N'en choisissez qu'un par visite.
À combien s'est chiffrée la contribution de l'ensemble des
donateurs l'an dernier? Si l'un d'entre eux avait versé une somme
sensiblement plus importante au cours des deux années
précédentes, retenez le montant le plus élevé
à titre de référence.
Les 30 principaux donateurs des Amis du stylo ont versé entre
50 $ (pour la plupart) et 500 $ (l'un d'entre eux). La contribution totale de
ces trente personnes s'élève à 3 000 $.
Pour l'instant, n'incluez pas les personnes qui vous semblent susceptibles
de faire un premier don si seulement vous trouvez le moyen de les rencontrer.
L'évaluation de leur contribution nécessitera une recherche
minutieuse relativement à leur capacité de donner et aux sommes
qu'elles ont notoirement versées à d'autres organismes.
Force est aux Amis du stylo d'admettre que trois donateurs potentiels
«de rêve» sont à exclure, faute de figurer sur la
liste des connaissances : deux anciens premiers ministres et un millionnaire
connu, que des membres du conseil d'administration ont vu utilisant des stylos
à la télévision. Ces personnes compteront peut-être
un jour parmi les donateurs, mais ne perdez pas votre temps à envisager
la possibilité de les rencontrer au cours de cette brève
campagne.
N'incluez pas non plus les donateurs qui, vous en avez la certitude, ne se
montreront pas plus généreux même si la personne bien
choisie les sollicite directement, soit parce qu'ils en veulent à votre
organisme, soit parce que vous avez l'impression qu'ils n'ont pas les
moyens de donner davantage. Votre assiduité et vos recherches vous
permettront peut-être de les reconquérir, mais la campagne
expéditive ne constitue pas le cadre le plus approprié.
Combien les donateurs potentiels sont-ils en mesure de verser?
Les dons qu'on vous a versés dans le passé faisaient-ils suite
à des lettres, des appels téléphoniques ou des
activités spéciales plutôt qu'à des visites du genre
de celles que vous projetez? Dans l'affirmative, ces derniers sont susceptibles
de donner plus généreusement qu'ils l'ont fait jusqu'ici. Bon
nombre d'entre eux verseront au moins le double de la somme qu'ils offraient
auparavant.
De façon réaliste, quelle proportion des donateurs potentiels
versera une contribution et à combien s'élèvera-t-elle?
Ce ne sont pas tous les donateurs potentiels qui consentiront à
contribuer ou pourront le faire. L'expérience démontre toutefois
que trois ou quatre donateurs sur cinq feront probablement preuve de
générosité une nouvelle fois grâce à la mise
en application des techniques décrites ici.
Si vous sollicitez des personnes qui n'ont jamais donné, vous
obtiendrez une plus faible proportion de contributions. Les résultats
équivaudront vraisemblablement à une réponse favorable sur
cinq demandes.
Les donateurs s'engageront-ils pour plusieurs années?
Nombreux sont les donateurs qui s'engageront à verser un don annuel
sur une période allant de trois à cinq ans.
Malheureusement, tous ne respecteront pas cet engagement. Vous recueillerez
probablement environ les trois-quarts de la somme promise.
Le test du revenu potentiel :
Une campagne bien préparée et de longue durée
Quelle proportion de votre revenu pourra provenir de dons importants des
particuliers si vous persévérez et travaillez suivant les
règles?
Selon le rapport habituel, 80 % des dons recueillis par un organisme
proviennent des principaux donateurs, qui eux constituent 20 % de l'ensemble
des personnes ayant apporté une contribution. C'est ce qu'on appelle la
«cible 80/20».
Aujourd'hui, les grandes campagnes de souscription obtiennent parfois un
rapport plus élevé. Il arrive même que 10 % des donateurs
fournissent à eux seuls 90 % des sommes recueillies. Dans certains cas,
à peine 1 % d'entre eux sont à l'origine de 95 % du revenu.
Pour la plupart des groupements communautaires, il s'agit là d'un
rêve irréalisable. Il n'en reste pas moins que la majorité
des petits organismes pourraient réussir mieux qu'ils ne le font. La
cible 80/20 constitue un objectif raisonnable - à long terme. Si vous
parveniez à l'atteindre, de combien augmenterait votre revenu?
Les principaux donateurs entrant dans la catégorie des 20 % sont
très importants. [Traduction] «De ces 20 %, environ 90 % [des
donateurs] sont sollicités en personne. Peu de gens font un don de 100
000 $ à la suite d'un appel téléphonique. Encore moins
nombreux sont ceux ou celles qui verseraient 1 million de dollars en
réponse à une lettre. Il faut aller vers les gens, les regarder
droit dans les yeux, leur parler cÅur à cÅur si nous voulons
les convaincre. Pourquoi cette méthode n'est-elle pas plus
répandue? Parce que la sollicitation directe constitue une technique de
collecte de fonds beaucoup plus difficile que les autres.»20
1. Des bénévoles bien choisis
Les six secrets d'une sollicitation fructueuse
Le bénévole bien choisi
sollicite, auprès du donateur bien choisi,
la bonne somme
au bon moment
afin d'appuyer le bon projet
en utilisant la bonne méthode.
Ce sont les bénévoles, et non les membres du personnel, le
directeur général et encore moins les consultants, qui doivent
solliciter les dons importants auprès des donateurs potentiels.
Les organismes dont le personnel est restreint ou qui n'ont aucun
employé rêvent parfois d'embaucher une personne qui se chargerait
à leur place de la collecte de fonds. Et pourtant! Les employés
peuvent remplir les formules de demande de subvention du gouvernement, des
fondations et des entreprises, s'occuper, ainsi que les consultants, des
campagnes de publipostage. Il est même possible (mais coûteux)
d'engager des préposés à la collecte de fonds par
téléphone.
Mais c'est aux bénévoles qu'il incombe d'adresser des demandes
aux principaux particuliers susceptibles de faire un don.
Un membre du personnel peut accompagner le bénévole qui
se rend en visite, mais ne doit jamais occuper l'avant-scène. Et cela
s'explique.
Les donateurs s'attendent à recevoir la visite des
bénévoles et non celle du personnel. Comme le faisait remarquer
l'un d'entre eux : «Si l'organisme n'est pas en mesure de
déléguer un bénévole pour converser avec moi 15 ou
20 minutes, il a de sérieux ennuis et je ne tiens pas à gaspiller
mon argent en appuyant une cause perdue.»
Les employés qui se chargent de la sollicitation ont l'air de
réclamer leur propre salaire, ce qui est d'ailleurs souvent le cas. Les
bénévoles possèdent quant à eux un recul suffisant
pour mettre l'accent au bon endroit : sur le travail qu'accomplit l'organisme
grâce à la générosité des donateurs. En de
rares occasions, lorsqu'un membre du personnel supérieur est
entouré de beaucoup de prestige, il peut se charger de la sollicitation.
Le recteur ou le doyen d'une université, un évêque ou un
rabbin respecté, un scientifique ou un journaliste de renom peuvent par
exemple constituer une exception à la règle.
En outre, la sollicitation directe dépend souvent des relations.
À l'occasion d'un forum sur les dons importants que j'ai
contribué à organiser, le philanthrope Lyman Henderson21 a indiqué quelles étaient
les personnes dont il acceptait la sollicitation :
[Traduction]
Il faut être abordé en personne par une
connaissance. Du reste, la crédibilité de la demande est
essentiellement fonction de la crédibilité que nous accordons
à cette personne, de l'amitié, du prestige, enfin, de ce qu'elle
nous inspire.
Les autres participants partageaient pour la plupart cet avis. Pour
rédiger son livre intitulé Mega Gifts, Jerold Panas s'est
entretenu avec des donateurs ayant versé des sommes de plus d'un million
de dollars. L'une d'entre eux, George Pardi, souligne l'importance
accordée à celui ou celle qui effectue la sollicitation et
insiste sur le fait que, lorsqu'elle est bien choisie, cette personne peut tout
changer :
[Traduction]
Le mouvement scout m'intéresse vraiment. Alors
lorsqu'on m'a sollicité dans le cadre du programme de mobilisation de
fonds de l'UCJG (YMCA), je ne me suis pas montré enthousiaste. Je n'ai
rien contre cet organisme, mais il ne me tient pas à cÅur autant
que le mouvement scout. La seconde fois qu'on m'a rendu visite, la personne que
j'ai rencontrée a tout changé. Je la respecte à tel point
que j'ai voulu apporter une contribution. Pas aussi élevée que
celle que j'accorde à d'autres organismes, loin de là, mais pas
négligeable non plus. J'aime être sollicité par la personne
bien choisie. Quelle que soit la cause, il me faut un interlocuteur que je
respecte.22
Ne vous laissez pas décourager par cette déclaration. Nombre
de personnes partent de l'idée qu'elles ne connaissent aucun donateur
susceptible de verser une somme importante. Or, comme nous le verrons plus
loin, la plupart d'entre nous comptons plus de connaissances que nous le
croyons. Mais plus encore : en poursuivant votre lecture, vous apprendrez
à travailler avec les personnes que vous ne connaissez pas et à
vous faire de nouvelles relations.
Toutefois, au départ, chacun d'entre nous possède un cercle
restreint de relations. Si vous ne comptez que sur celles du personnel, la
liste s'épuisera rapidement. Heureusement, tous les
bénévoles y ajoutent leur propre cercle d'amis et chaque nouvelle
personne qui se joint au groupe allonge elle aussi la liste des connaissances.
Enfin, la sollicitation en personne exige du temps. Il n'est pas judicieux
de débourser de l'argent pour un travail dont les
bénévoles peuvent s'acquitter. Et bien que la démarche
soit largement récompensée, le travail bénévole
demeure plus rentable. À cet égard, tous les organismes sans but
lucratif se doivent de surveiller étroitement leurs dépenses.
Même si j'ai la profonde conviction que les bénévoles
sont les personnes les mieux placées pour se charger de la sollicitation
directe, il existe parfois des exceptions. J'éprouve des
réticences à l'affirmer, de crainte que certains néophytes
n'y voient l'argument tout trouvé pour ne pas favoriser la solution de
l'action bénévole, plus difficile mais plus efficace.
Le bénévole qui connaît un donateur éventuel est
généralement le plus apte à frapper à sa porte. Si
ce n'est le cas d'aucun des bénévoles de votre organisme, vous
avez le choix : ou demander à un membre du personnel de rendre visite
aussitôt que possible à un donateur potentiel, ou attendre de
trouver le bénévole qui convient. Il arrive que les besoins de
l'organisme soient si pressants qu'il n'est pas possible d'attendre... ou que
le fait de trouver le bénévole «bien choisi» semble
relever de l'impossible (même si vous lisez le présent chapitre
jusqu'à la fin). Si telle est votre situation, entreprenez la
démarche en faisant appel au personnel, mais ne retenez que les
personnes les plus haut placées. Cependant, vous devrez probablement
multiplier les recherches, le travail à la maison et les visites pour
assurer votre réussite.
Dans un article où il prend le contre-pied des idées
reçues, le collecteur de fonds américain Michael F. Luck
écrit :
[Traduction]
...Les organismes qui recueillent des fonds devraient effectuer
l'essentiel de la sollicitation et ne pas se fier uniquement aux
bénévoles. La plupart des gens détestent la
démarche ou le principe de la collecte de fonds. Les quelques personnes
qui n'éprouvent aucune réticence à faire de la
sollicitation ne sont en général même pas douées en
la matière. Demander aux bénévoles de se charger des
donateurs éventuels et les former à la collecte de fonds
relève de la légende philanthropique : l'idée n'en vaut ni
le temps, ni l'énergie. Toutefois, lorsqu'il s'agit de solliciter leur
entourage au nom de l'organisme, les bénévoles peuvent contribuer
en rédigeant des lettres de présentation, en faisant des appels
téléphoniques ou en s'adressant directement à leurs
collègues, amis et connaissances.
L'une des façons de solliciter efficacement l'entourage consiste
à se faire connaître dans la collectivité en prenant part
aux activités : devenir membre d'un conseil d'administration, aider
d'autres organismes sans but lucratif, rencontrer des gens. Un principe de base
cependant : si vous n'organisez aucune activité pour les membres de la
collectivité, ne vous attendez pas à ce que ces derniers vous
invitent lorsqu'ils préparent une manifestation
spéciale.23
Les consultants ont-ils un rôle à
jouer?
Bien qu'ils soient quelquefois d'un grand secours, les consultants ne
peuvent agir à votre place. De plus, leurs services ne sont pas utiles
à tous les organismes.
Les consultants prêtent encore davantage à controverse que les
membres du personnel lorsqu'on leur confie la collecte de fonds. Les donateurs
potentiels risquent de les considérer comme des mercenaires sans
loyauté véritable. Et même si un grand nombre de
consultants ont acquis une solide réputation en travaillant
auprès du public, le comportement de certains individus a suscité
une méfiance compréhensible. Le problème se pose en
particulier lorsque la commission du consultant représente un
pourcentage du total des revenus, ou lorsque ce dernier sollicite les donateurs
éventuels au nom de l'organisme. Les consultants qui respectent un
certain code de déontologie reçoivent une
rémunération en fonction des heures travaillées et
prennent soin de rester à l'arrière-plan. Ils ne sauraient agir
à titre de «représentants commerciaux» pour votre
compte.
J'ai rédigé le présent ouvrage sous forme
d'aide-mémoire et pourtant, je dirige une société de
conseils. Pour éviter tout conflit d'intérêts à cet
égard, je reprendrai les propos de Lyman Henderson :
[Traduction]
Qu'en est-il des sociétés
spécialisées dans la collecte de fonds? On croirait de prime
abord que celles-ci permettent aux organismes de bienfaisance de
bénéficier de leur expérience et leur évitent
d'avoir à accroître le personnel. Dans l'ensemble, elles font
preuve d'efficacité : autrement, elles ne résisteraient pas aux
exigences du marché. Mais leurs services sont coûteux en regard,
surtout, de ceux des bénévoles. Et parce que leur
réputation se fonde sur la réussite, elles peuvent vous mener
plus loin et plus rapidement que vous le souhaitez.
La société spécialisée dans la collecte de fonds
a pour fonction :
- De mettre à votre service son expérience et sa
compétence en matière de planification et d'élaboration de
méthodes.
- D'analyser la nature des mesures à entreprendre pour parvenir
à l'objectif que vous vous fixez et de vous indiquer s'il est
réaliste ou non.
- De collaborer à l'organisation et à l'administration.
- De planifier le processus de recrutement.
- D'évaluer les entreprises et les personnes cibles (en s'appuyant
sur les acquis).
- De planifier et de produire les documents nécessaires à la
campagne.
- De former les bénévoles à la sollicitation.
- De veiller à la poursuite de l'opération, même dans
les moments difficiles.
- Enfin et surtout, de CONCENTRER les énergies en évitant les
pertes de temps qu'occasionnent les discussions entourant la préparation
et la stratégie à adopter.
Cette société n'est toutefois pas en mesure :
- De recueillir des dons pour la cause que vous défendez.
- De fournir des bénévoles ou des personnes chargées
d'effectuer les visites.
- De vous garantir le succès de l'opération.
Les sociétés spécialisées dans la collecte de
fonds sont particulièrement utiles lorsqu'il s'agit d'une campagne
ponctuelle qui ne vous laisse ni le temps ni l'occasion d'acquérir de la
compétence et de l'expérience. Elles font également de
l'excellent travail lorsque l'organisme en est à ses premières
armes en matière de campagnes de financement. En pareil cas, elles
peuvent valoir leur pesant d'or. Mais les consultants vous diraient toutefois
eux-mêmes qu'ils vous seront utiles durant la période relativement
courte aux cours de laquelle ils apprennent aux bénévoles
à se charger eux-mêmes de la sollicitation. Votre organisme est-il
trop modeste pour intéresser les sociétés de collecte de
fonds? Pourquoi ne pas leur adresser la question directement? Vous serez tout
de suite fixé.
Il est essentiel d'adopter une approche et une méthode
professionnelles en matière de collecte de fonds. Les néophytes
peuvent choisir de faire leur apprentissage «sur le tas» - s'ils
survivent assez longtemps pour y arriver - ou songer à recruter ou
à embaucher une personne compétente. Pour avoir eu recours aux
deux solutions, je ne saurais trop vous recommander de compter un consultant
parmi les membres du conseil d'administration, même si vous avez à
le rémunérer.24
Pour obtenir la liste des consultants, communiquez avec :
Le Centre canadien pour la philanthropie
1329 Bay St., 2nd Floor
Toronto, ON
M5R 2C4
(416) 515-0764
Combien de bénévoles vous faut-il?
Les bénévoles peuvent se charger de plusieurs tâches.
Suivant la situation de l'organisme, ils peuvent notamment :
- Recruter d'autres bénévoles;
- Former d'autres bénévoles;
- Repérer les donateurs potentiels;
- Chercher des donateurs éventuels;
- Rassembler les renseignements relatifs à l'organisme;
- Faire des démarches assidues auprès des donateurs
éventuels;
- Rendre visite aux donateurs éventuels et solliciter des dons;
- Se charger de la correspondance simple;
- Conserver les meilleurs dossiers en prévision de l'avenir.
Dans les petits organismes, les mêmes bénévoles se
chargent de tous les aspects du travail. Cette façon de procéder
simplifie la gestion et s'avère judicieuse si le groupe de
bénévoles est restreint. En outre, lorsqu'un
bénévole connaît le donateur potentiel, on évite une
bonne partie des recherches en lui confiant la réalisation de chaque
étape de l'opération. Cette méthode n'est cependant pas
toujours la meilleure.
Si les bénévoles sont débordés et se sentent
dépassés par certains aspects du travail, il vous faudra
peut-être recruter des personnes possédant des compétences
particulières. Bon nombre d'organismes communautaires constatent que les
bénévoles et les membres de conseils d'administration, même
s'ils se consacrent entièrement à la cause, ne peuvent se charger
de la sollicitation directe parce qu'ils sont trop occupés ou qu'ils se
sentent gênés d'entreprendre une telle démarche.
Mieux vaut le plus souvent répartir le travail selon les aptitudes de
chacun. Celui ou celle qui excelle à la recherche est peut-être
moins habile en ce qui touche la sollicitation directe, ou inversement. Par
ailleurs, la personne chargée des visites risque, faute de temps, de ne
pouvoir collaborer aux autres aspects de l'opération.
Il faut compter au moins dix bénévoles. En deçà
de ce nombre, il devient difficile de maintenir l'enthousiasme. De plus, si un
ou plusieurs bénévoles devaient se retirer pour des motifs
personnels, il ne serait pas facile de soutenir le rythme. Si la
réussite demeure possible malgré un nombre restreint de
bénévoles, c'est au prix d'efforts accrus.
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