Encadré 4A

Comment interpréter les quotients de probabilité des figures 4.4 et 4.8

Pour les besoins des analyses présentées dans les figures 4.4 et 4.8, nous avons établi à 1, pour tous les pays, la probabilité que les adultes se classent au niveau 1. Pour les personnes qui se classent aux niveaux 2, 3 et 4 ou 5, une probabilité supérieure à 1 indique donc que ces personnes ont plus de chances que celles qui se classent au niveau 1 de participer à l'éducation et à la formation des adultes.

4.4 Les tendances de l'apprentissage informel3

Selon les principes de base de l'apprentissage continu, la participation ne se limite pas à des formes structurées d'éducation et de formation des adultes, mais comprend également l'apprentissage informel. Fait intéressant, certaines études ont révélé des écarts entre les tendances de la participation à l'éducation et à la formation des adultes et celles de l'apprentissage informel (Livingstone, 1999; Statistique Canada, 2001). Ces études révèlent, par exemple, que les possibilités de participer à des formes structurées d'apprentissage des adultes et la disposition à y participer sont réparties de manière inégale entre différents segments de la population (voir OCDE, 1997; OCDE, 2003; et la section précédente). En revanche, selon d'autres études, les inégalités ordinaires qui existent entre les groupes ethniques ou sociaux ou ceux qui possèdent des niveaux de scolarité différents ne s'appliqueraient pas nécessairement à l'apprentissage informel. Dans la présente section, nous approfondissons cette question en analysant les données sur l'apprentissage informel recueillies lors de l'ELCA.

Comme on pouvait s'y attendre, les résultats présentés dans la figure 4.6 confirment les résultats antérieurs (voir Livingstone, 1999) selon lesquelles l'apprentissage informel constitue plus ou moins une activité universelle. Dans cinq pays sur six, près de 95 % de la population déclarent avoir participé à une activité d'apprentissage informel au cours du cycle d'une année. En Italie, toutefois, la participation à des activités comme celles étudiées par l'ELCA est moins courante : moins de 60 % des répondants ont déclaré avoir participé à une activité d'apprentissage informel.

La figure 4.6 montre également la distinction entre les modes actifs et passifs d'apprentissage informel, ce qui révèle des résultats intéressants. Les modes actifs englobent des activités comme l'auto-apprentissage, l'expérimentation et l'apprentissage par observation, alors que les modes passifs consistent à apprendre en prenant part à des visites guidées ou en étant détaché auprès d'organismes spécialisés. Les résultats montrent que la participation à des modes actifs reste fréquente, surtout aux Bermudes et en Suisse, mais qu'elle est plus variable entre les pays : moins de 40 % des répondants participent en Italie, contre près de 80 % en Suisse. Il est à noter que la participation à des modes passifs reste presque universelle (soit plus de 90 %, à l'exception de l'Italie). Ces résultats portent à conclure que les inégalités sont plus prononcées lorsqu'on tient compte des formes actives d'apprentissage informel.