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Comme le montre la figure 3.3a, la probabilité, au Canada et en Suisse, que ceux qui ont abandonné leurs études prématurément se classent au niveau 1 ou 2 sur l'échelle de la résolution de problèmes est d'environ sept fois supérieure que pour ceux ayant atteint un niveau de scolarité plus élevé que le deuxième cycle du secondaire. En Italie et en Norvège, elle est d'environ six et quatre fois supérieure respectivement. De même, les jeunes adultes qui terminent le deuxième cycle du secondaire mais qui ne poursuivent pas d'études postsecondaires sont plus portés à se classer au niveau 1 ou 2 que ceux qui atteignent un niveau de scolarité supérieur. Les résultats présentés à la figure 3.3b suggèrent également que ceux qui ont abandonné leurs études prématurément sont nettement plus portés à se classer à des faibles niveaux en numératie. Encadré 3A Les quotients de probabilité Les quotients de probabilité reflètent la probabilité relative qu'un événement se produise pour un groupe donné par rapport à un groupe de référence. Un quotient de probabilité qui se situe à 1 représente des chances égales que l'événement se produise pour le groupe donné par rapport au groupe de référence. Un coefficient dont la valeur est inférieure à 1 indique moins de chances que l'événement se produise pour le groupe donné par rapport au groupe de référence, et un coefficient supérieur à 1 représente des chances accrues (Hosmer et Lemeshow, 1989). Pour les besoins de l'analyse présentée dans la figure 3.3, nous avons établi à 1 la probabilité que les adultes ayant atteint un niveau supérieur au deuxième cycle du secondaire se classent aux niveaux 1 et 2. Une probabilité supérieure à 1 pour les personnes ayant atteint un niveau inférieur indique que ces personnes ont des chances accrues de se classer aux niveaux 1 et 2. 3.4 Les compétences des diplômés de niveau postsecondaireSelon des études antérieures, l'éducation exercerait une incidence importante sur l'acquisition, le maintien et le perfectionnement des compétences. Parallèlement, toutefois, comme on a besoin de compétences pour réussir ses études, et ce, d'autant plus que le niveau est élevé, il y a des chances que des compétences élevées amènent une personne à s'inscrire à des études supérieures et à les terminer. Souvent, ces deux aspects du lien entre l'éducation et les compétences se renforcent mutuellement : les compétences acquises à l'école facilitent l'accès aux études supérieures qui, en retour, permettent d'acquérir de nouvelles compétences. Il est impossible de distinguer ces deux effets lorsqu'on analyse des données transversales car, sans enquête longitudinale, on ne peut savoir avec certitude que les compétences des diplômés de niveau postsecondaire ne sont pas les mêmes qu'avant le début de leurs études postsecondaires. Néanmoins, les résultats de l'enquête fournissent une preuve irréfutable du lien étroit et positif entre l'éducation et les compétences. Les figures 3.4a à f montrent le lien entre les études postsecondaires et les compétences, compte tenu des effets de l'âge et de la langue maternelle (voir l'encadré 3B). En moyenne, les personnes comptant un grand nombre d'années de scolarité possèdent systématiquement des compétences élevées. Les graphiques de la figure 3.4 indiquent le niveau de compétence correspondant à chaque année supplémentaire de scolarité (la hauteur de la courbe), ainsi que l'écart dans le niveau des compétences pour les années supplémentaires de scolarité (la forme de la courbe). Il importe de retenir que ces écarts ne sont pas seulement attribuables aux compétences acquises grâce à l'éducation, mais qu'ils reflètent également les effets de sélection liés au fait que les élèves plus doués accèdent aux niveaux de scolarité supérieurs. |
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