graphique contenant le titre : Mon Journal

avril 2003


volume 37


Sommaire

Sports
division Le Saint-Graal* du hockey : l'histoire de la coupe Stanley

Le coin d'Allain

Saviez-vous que...

Sciences sociales
division L'intimidation et le taxage chez les jeunes

Traditions
division Bonne Fête chère maman !
division Bonne Fête cher papa !
division Quand tu pensais que je ne te regardais pas...

Renseignons-nous
division Les marées

Histoire sans mots
division L'homme des cavernes et l'astronaute

Attention
division Quelques conseils pour bien entreposer le linge d’hiver
division Comment lire les symboles d’entretien des tissus

Inventions
division L'origine de l'alphabet français

Horoscope

Activités

Note sur la féminisation dans Mon Journal Le Centre FORA se sert de la rédaction non sexiste dans toutes ses publications. Il utilise l’ordre alphabétique pour déterminer la position du féminin, par exemple : apprenant et apprenante, apprenantes et apprenants.

Mon Journal, volume 37

Rédactrice en chef
Laura Metay

Comité consultatif
Les personnes apprenantes du Centre communautaire Assomption, de La Boîte à Lettres de Hearst et du Collège Boréal

Imprimerie
Centra Web Reproductions

Graphiste
Albert Paquette

Responsable des abonnements
Louise Romain

Éditeur
Centre FORA
432, avenue Westmount, unité H
Sudbury (Ontario) P3A 5Z8
CANADA
lromain@centrefora.on.ca
www.centrefora.on.ca

Dépôt légal — 2e trimestre 2003
Bibliothèque nationale du Canada
Bibliothèque nationale du Québec
ISSN-1192-4020

Mon Journal est publié quatre fois par année, en janvier, en avril, en septembre et en décembre. Le tirage de ce volume est de 4 000 exemplaires.

Le Centre FORA permet et encourage la reproduction des articles publiés dans Mon Journal pour fins éducatives à condition de faire mention de la source.

Le Centre FORA remercie le ministère de la Formation et des Collèges et Universités — Direction de la préparation au milieu de travail ainsi que Développement des ressources humaines Canada — Secrétariat national à l’alphabétisation, pour leur appui financier. Les coûts d’abonnement à Mon Journal ne représentent qu’une partie des coûts d’impression.

Le Programme d’alphabétisation et de formation de base est financé par le gouvernement de l’Ontario.

SPORTS ET LOISIRS

Le Saint-Graal* du hockey : l'histoire de la coupe Stanley

graphique - coupe Stanley

C’est le printemps et, encore une fois, la saison des éliminatoires de hockey commence. Cette compétition verra l’équipe gagnante emporter ce trophée si recherché par les joueurs de hockey : la coupe Stanley. La coupe Stanley a connu une histoire des plus intéressantes.

Son histoire commence le 18 mars 1892. C’est ce soir-là, à un souper de gala, que le gouverneur général de l’époque, lord Stanley, comte de Preston (en Angleterre), a déclaré qu’il serait prêt à faire le don d’un trophée vu l’énorme intérêt suscité par le hockey au Canada. La coupe originale, un bol fait d’argent, lui a coûté 48,67 $. Elle mesurait 19 centimètres de haut et 29 centimètres de large. Le nom officiel de la coupe était : Dominion Hockey Challenge Cup. Cependant, tout le monde y référait comme la «coupe Stanley» et le nom endure toujours.

C’est le 22 mars 1894 que la première équipe gagnante, les AAA (Amateur Athletic Association) de Montréal, remporte la coupe Stanley. Les noms des joueurs sont gravés dans le bol à l’aide d’un clou et d’un couteau. Une des conditions de lord Stanley stipule que la coupe ne peut jamais devenir la propriété d’aucune équipe gagnante, peu importe combien souvent elle gagne. Elle doit la remettre à l’équipe qui gagne les éliminatoires l’année suivante.

volume 37 Entre 1895 et 1930, des bandes sont ajoutées au bas de la coupe pour accommoder l’inscription des noms des gagnants. En 1939, le trophée change de forme. Il ressemble maintenant à un cigare. En 1948, la coupe est complètement reconstruite. Elle comprend maintenant 2 parties : une large base et des bandes détachables. En 1958, on introduit la coupe moderne de 5 bandes. Cette coupe qui est, de fait, la coupe originale, est mise à la retraite en 1969. On peut la voir au Temple de la renommée du hockey à Toronto. Aujourd’hui, la coupe Stanley qu’on voit à la télévision est une réplique construite par un orfèvre de Montréal. Il a même fidèlement reproduit toutes les égratignures, les bosses et les traces de dents.

Au cours des années, la coupe Stanley a été oubliée ici et là. Elle a aussi abouti dans de drôles d’endroits, comme par exemple, le fond de plusieurs piscines. Mais elle doit sûrement être munie d’antennes parce qu’elle parvient toujours à retrouver son chemin.

*Le Saint-Graal : vase sacré qui, après avoir servi à Jésus-Christ au dernier souper, aurait recueilli le sang de ses plaies à sa Crucifixion. (Robert 2, éd. 1993, p. 750.)

La coupe Stanley :
quelques faits et statistiques

graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule la coupe Stanley est le plus vieux trophée pour lequel des athlètes professionnels font compétition en Amérique du Nord;
graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule le donateur de la coupe, lord Stanley, n’a jamais assisté à un championnat de hockey; il est retourné en Angleterre en 1893;
graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule en 1919, la grippe espagnole s’est abattue sur le club des Canadiens de Montréal; l’équipe opposante a refusé leur offre d’envoyer des substituts jouer à leur place; et pour la première et seule fois dans son histoire, la coupe n’a eu aucun gagnant;
graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule Charles Gardiner est le seul gardien de but à mériter son nom sur la coupe en tant que capitaine d’une équipe; il a été capitaine des Blackhawks de Chicago en 1934;
graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule le club des Canadiens de Montréal est l’équipe qui a gagné le plus grand nombre de championnats : 24 coupes Stanley;
graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule Gordie Howe est le joueur qui a passé le plus grand nombre d’années à participer à des championnats de hockey : 20 ans;
graohique - ombre de la coupe Stanley en minuscule Patrick Roy détient le record pour avoir participé au plus grand nombre de parties éliminatoires comme gardien de but (196) et le plus de temps passé sur la glace par un gardien de but (12 094 minutes).

éliminatoire : qui a pour but d’éliminer les moins qualifiés
gala : rencontre sociale d’habitude de caractère officiel
lord : titre de noblesse anglais. Les titres lady, lord et sir prennent la minuscule en français même devant un nom propre
stipule : (du verbe « stipuler ») mentionner comme condition dans un contrat
orfèvre : personne qui fabrique des objets en métaux précieux
munie : (du verbe « munir ») garnir, équiper, prendre avec soi



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