
Vol. 2, no 2 Juin 2009
Des ressources existent pour supporter les jeunes adultes en recherche d'emploi ou souhai-tant retourner aux études:
Le Carrerour Jeunesse-Emploi du comté de Richmond supporte les jeunes de 16-35 ans. En plus de les aider à trouver un emploi, le Carrefour leur offre gratuitement des services liés :
Pour les rejoindre :
819-826-1999.
www.cjerichmond.qc.ca
Le Centre d'éducation aux adultes de la Commission scolaire des Sommets propose :
Pour les rejoindre :
819 845-5401
On pense souvent que les personnes analphabètes sont des personnes âgées, nées à une époque où l'éducation n'était pas obligatoire. Faux! Après dix ans d'apprentissage, un certain nombre de jeunes ne maîtrisent toujours pas les compétences de base pour se débrouiller dans notre monde de chiffres et de lettres.
Ainsi, selon la dernière Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003, au Québec, 36% des jeunes de 16 à 25 ans sont incapables de comprendre le sens d'un paragraphe d'un texte et n'ont donc pas atteint le seuil critique d'alphabétisme pour fonctionner aisément en société. Pour Maryse Perreault, présidente-directrice générale de la Fondation pour l'alphabétisation. «C'est dire que l'analphabétisme se retrouve partout dans la pyramide des âges de notre société».
On ne peut pas conclure que l'école a échoué pour tous ces jeunes. Ce n'est pas qu'un problème d'éducation : c'est une problématique sociale plus vaste…. Pour certains, «il vaut mieux aller une année sur le marché du travail pour prendre de l'expérience que de perdre une année à l'école». Pour d'autres, particulièrement des garçons, l'école ne correspond pas à leurs besoins.
Les enfants décrocheurs peuvent souffrir de troubles d'apprentissage tels la dyslexie ou d'autres formes de handicaps d'origines diverses mais très souvent, ils ont des parents sous-scolarisés ayant vécu eux-mêmes des problèmes de scolarisation. Dans ces cas, l'éducation n'est pas fortement valorisée dans le milieu familial d'où le manque de motivation à poursuivre des études. Même si on ne peut faire un lien direct entre décrochage et analphabétisme, un certain nombre de jeunes décrochent avant d'avoir acquis leurs capacité de lecture : c'est la proportion la plus vulnérable! On peut aussi penser que ces jeunes qui seront tôt ou tard des parents ont de fortes chances de reproduire le problème intergénérationnel de l'analphabétisme. En Estrie, en 2006-2007, le tiers des jeunes ont décroché de l'école avant d'obtenir un diplôme d'études secondaires…
Pour plusieurs, la solution est la prévention, c'est-à-dire de mettre le plus tôt possible l'enfant en contact avec la lecture et ce, bien avant son entrée à l'école. Mais en attendant, il faut se mobiliser et trouver des moyens pour supporter ces jeunes adultes qui arrivent sur le marché de l'emploi sans le baggage nécessaire pour l'affronter.
Il faut cependant souligner les efforts entrepris dans la MRC du Val St-François en faveur de la persévérance et de la réussite scolaire. En effet, en avril dernier, les élus de la MRC et le Projet Partenaire pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE) se sont réunis pour participer à une session de travail sur les formes que pourraient emprunter le soutien à la persévérance et à la réussite scolaire dans leur communauté. Cette initiative constitue sans contredit un pas dans la bonne direction! À suivre…