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Après une enquête effectuée en 2002 sur un grave incident de contamination de l’eau à North Battleford, en Saskatchewan, les travailleurs et travailleuses de l’eau et des eaux usées doivent subir un examen de reconnaissance professionnelle d’ici juin 2005. Pour bon nombre, cette situation est problématique.
« Le comité sectoriel du projet est piloté par des syndicalistes et est déterminé à aborder la reconnaissance professionnelle d’une perspective centrée sur les travailleurs et les travailleuses. »
Dans le Nord de la Saskatchewan et les petites communautés de la province, bien des gens ont terminé leur secondaire il y a plusieurs dizaines d’années, et bien d’autres ont cessé d’aller à l’école en 8e ou en 10e année. Même si elles font probablement leur travail de façon efficace et sécuritaire, ces personnes risquent toutefois d’éprouver des problèmes à l’examen de reconnaissance professionnelle. Il est possible qu’elles lisent difficilement des textes et des documents ou qu’elles aient oublié les mathématiques inutilisées depuis longtemps. Le processus d’examen lui-même peut aussi poser des difficultés : comment aborder les questions à choix multiples, par exemple, et gérer l’anxiété que suscite l’examen.

Le Projet des travailleurs et travailleuses de l’eau et des eaux usées en compétences de base a pour but de soutenir les personnes de ce secteur qui, à défaut d’obtenir une reconnaissance professionnelle, risquent de perdre leur emploi ou d’être limitées au poste occupé présentement. Le projet prévoit un sondage aux quatre coins de la province pour cerner les besoins en formation de base et recommander des stratégies pour les combler.
Le comité sectoriel du projet est piloté par des syndicalistes et compte des membres représentant le SCFP et le SCEP. Il est coprésidé par Ron Torgerson, de la Fédération du travail de la Saskatchewan. Le comité est déterminé à aborder la reconnaissance professionnelle d’une perspective centrée sur les travailleurs et les travailleuses.
Pour plus d’information sur ce projet, communiquer avec Naomi Frankel, coordonnatrice du projet, à : waterworkersproject@mail.com