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Bulletin de la Coalition francophone pour l'alphabétisation et la formation de base en Ontario

Volume 6 Numéro 1 Février 2004


Passe-moi donc ton livre...

graphique d'une femme

Cet article est tiré du journal La Presse, septembre 2003. J'en partage quelques extraits.

Vous avez adoré un livre? Faites donc confiance au hasard pour le faire découvrir à d'autres curieux et par la même occasion... faire des rencontres! Le « Passelivre », nouveau concept culture, obtient un succès grandissant en France. Bienvenue au monde de « livre-échange »!

Tiens donc un livre oublié dans un train! Vous le feuilletez et découvrez que le hasard l'a mis intentionnellement sur votre chemin. Il vous est, en quelque sorte, destiné! C'est le phénomène « passelivre », des livres volontairement oubliés afin de les faire découvrir à d'autres... L'idée est aussi simple que géniale!

Mais commençons l'histoire au début. Depuis deux ou trois ans, un bar parisien, Le Fumoir, séduit les populations branchées de la capitale. Agencée comme un salon cossu, cette enseigne a une large bibliothèque dans laquelle les consommateurs sont invités à se servir. À la condition expresse qu'en échange, ils déposent un livre qu'ils ont aimé. Un petit groupe d'initiés s'est alors pris au jeu. Certains glissant leurs coordonnées à l'intérieur de l'ouvrage ont ainsi pu faire des rencontres. Sortes de blind dates culturelles multisexes. Si l'idée a beaucoup séduit au départ, elle n'en est pas moins restée confinée aux murs du Fumoir.

Pendant ce temps un phénomène similaire à grande échelle se développait en Italie. On remarque un livre, abandonné sur un banc ou dans le métro. Dans l'ouvrage oublié, une petite note dit « Passe-livre. Le cercle invisible des lecteurs. » Le lecteur potentiel est alors invité à lire le livre puis à son tour à le « libérer » dans la ville. Relayée par les municipalités, l'idée a vite pris de l'ampleur. En décembre dernier, la mairie de Florence a offert 4 000 ouvrages distribués dans la ville.

À Milan, la gare est devenue une station de dépôt officielle. IKEA propose des points d'échange à l'entrée de ses magasins.

Selon le magazine français Biba, il y aurait même une jeune auteure, Chloë Herzhaft, qui envisagerait de lâcher quelques manuscrits de son premier roman dans tout Paris. Idéal pour avoir une réaction du public et, qui sait, peut-être, séduire un éditeur plus facilement!

graphique de livres

En attendant, le concept ne peut que continuer à progresser... Et pour cause, c'est bien connu, plus on lit de bons livres, plus on a envie d'en lire.