L'honorable Claudette Bradshaw appuie l'alphabétisation
Mme Bradshaw est ministre d’État à Développement des ressources humaines. Elle a reçu le dossier de l’alphabétisation. Francophone du Nouveau-Brunswick, elle défend avec ardeur les intérêts des francophones. Impliquée dans des dossiers d’ordre social dont celui des sans-abri et des autochtones, qu’elle a menés avec brio, elle arrive à faire bouger les choses rapidement dans le dossier de l’alphabétisation. Dès la réception du dossier, elle a débuté une tournée pancanadienne pour rencontrer des intervenants et des apprenants anglophones, francophones et autochtones. En Ontario, il y a eu cinq consultations, soit à Sault Ste-Marie, Thunder Bay, Kenora, Timmins et Ottawa. À Timmins, la consultation a eu lieu en français.
À chacune des consultations, elle posait toujours la même question : Le gouvernement fédéral a réservé 30 millions de dollars dans son budget pour l’alphabétisation. Comment le dépenseriez-vous? Les participants à la séance de Timmins ont présenté les éléments suivants :
- Investir plus de fonds dans la livraison de services. En ce moment, toutes les organisations francophones en AFB souffrent de sousfinancement. C’est la livraison de services de qualité qui va changer les chiffres au niveau de l’alphabétisme; il faut investir plus.
- Associer des ressources financières à la demande d’exécution de tâches additionnelles. Depuis plusieurs années, le MFCU demande d’exécuter des tâches additionnelles sans prévoir les ressources pour permettre de faire un travail efficace.
- Investir dans la promotion de la formation par une campagne d’envergure.
- Sensibiliser les organisations qui font des références à l’importance de diriger les francophones vers les programmes de langue française.
- Permettre aux personnes qui bénéficient de certains programmes sociaux de compléter leur formation en AFB avant de procéder à d’autres programmes de formation ou à l’emploi. En ce moment, certains de ces programmes sociaux limitent la période de formation.
- Sensibiliser les dirigeants d’entreprises aux bénéfices de former leurs employés. Il faudra penser à des mesures incitatives. Autrement, il n’y aura pas de participation, ou très peu.
- Travailler à améliorer le système d’équivalence en formation.
- Investir dans de nouvelles initiatives de préparation à l’emploi, telles les cours TGV et les entreprises d’entraînement.
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