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Suite - L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes de 2003 : quelques résultats

Feuille d'érablePlusieurs francophones (63 %) ont choisi de faire le test en anglais. De ce nombre, 82 % ont dit qu'ils avaient de bonnes compétences pour parler en français; 52 %, qu'ils avaient de bonnes compétences pour écrire en français et 64 %, qu'ils avaient de bonnes compétences pour lire en français. Parmi eux, 61 % ont dit qu'ils parlaient en anglais à la maison. Les résultats? Sur l'échelle combinée des textes suivis et des textes schématiques, 53%de ceux qui avaient effectué le test en anglais n'atteignaient pas le niveau 3, comparativement à 64 % des francophones ayant fait le test en français.

Les résultats de l'Enquête font état d'un phénomène important du point de vue des habitudes de lecture et d'écriture. À niveaux de scolarité et de revenu égaux, les francophones sont moins susceptibles que les anglophones d'avoir acquis des habitudes de lecture et d'écriture fréquentes dans leur vie quotidienne. Par le fait même, ils sont moins portés à fréquenter les bibliothèques et les librairies, ou à posséder un nombre important de livres à la maison (plus de 25). Ces résultats dépeignent peut-être des différences d'ordre tant culturel qu'économique, caractérisées notamment par une valorisation moindre de la lecture et des livres chez les francophones.

Page couverture du rapportLes organisations vouées à l'éducation des adultes ont la responsabilité importante de faire en sorte que ces pourcentages diminuent lors de la prochaine enquête. Elles doivent encourager les personnes apprenantes à lire et à écrire régulièrement, car c'est la seule façon pour elles d'améliorer leurs compétences et de les maintenir. Elles peuvent les encourager à créer un environnement qui favorise l'exercice de ces compétences dans leur famille, particulièrement chez leurs enfants. Les organisations qui offrent un programme de littératie familiale ont déjà accompli un geste concret en ce sens.

Pour en savoir plus sur l'EIAC: http://www.statcan.ca

Référence : Corbeil, Jean-Pierre, (2006). Le volet canadien de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes de 2003 : état de la situation chez les minorités de langue officielle, Statistiques Canada.

Le bilinguisme au Canada

Radio-Canada a commandé un sondage sur le bilinguisme à la firme CROP. Mené auprès de 2 001 Canadiens entre le 23 octobre et le 19 novembre 2006, il donne le point de vue de francophones et d!anglophones sur la question au Québec et dans le reste du Canada.

Au Québec, 800 francophones et 200 anglophones ont répondu au questionnaire du sondage, tandis que 200 francophones et 801 anglophones l'ont fait dans le reste du Canada.

Voici quelques points saillants du sondage :

  • Parmi les répondants canadiens, 93 % des francophones et 77 % des anglophones affirmaient qu'il est important d'être bilingue.
  • De l'avis de 81 % des Canadiens, le Canada doit demeurer bilingue; chez les francophones, le pourcentage est de 96 %.
  • Les Canadiens, surtout les francophones (94 %), pensent que la perspective d'un meilleur emploi constitue une raison valable pour devenir bilingue, et 75 % d'entre eux estiment que le bilinguisme est pertinent pour voyager et pour améliorer leur culture personnelle.
  • La moitié de tous les répondants considèrent que la volonté d'être un bon citoyen canadien constitue une bonne raison de maîtriser les deux langues officielles.
  • Pour 57 % des Canadiens, dont 74 % de francophones, il n'est pas satisfaisant qu'une seule personne sur 10 habitant l'extérieur du Québec maîtrise les deux langues officielles.
  • La très vaste majorité des Canadiens s'attend à ce que les personnes occupant des postes importants dans la fonction publique soient bilingues. Le poste pour lequel le plus de gens (99 % de francophones et 88 % d'anglophones) exigent le bilinguisme est celui de premier ministre du Canada.
  • Pour 60 % d'entre eux, le premier ministre provincial doit parler l'anglais et le français.

Il faut interpréter ces résultats avec prudence. Comme la plupart des répondants hors Québec provenaient du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario, on peut comprendre la satisfaction face à la politique du bilinguisme. Si l'on avait posé les mêmes questions à un plus grand nombre de personnes de l'ouest du pays, les résultats auraient probablement été différents.

Radio-Canada

Source : www.radio-canada.ca/actualite/desautels/2007/02/02/001-bilinguisme-sondage.asp