| Volume 9 Numéro 7 | Avril 2007 |
L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes de 2003 : quelques résultatsDANS CE NUMÉRO Stages de perfectionnement de l'ACELF L'Université d'Ottawa s'intéresse aux littératies multiples Histoire de réussite : Scrabble pour les nuls et les autres Lancement de la Bourse de recherche en alphabétisation en milieu de travail de la BDAA L'éducation non formelle et l'alphabétisation, un dossier commun Nos apprenants, des sans-emploi? Non, des travailleurs! Pourquoi certains travailleurs ne s'inscrivent-ils pas à un À votre service : Connexion Emploi La gestion des générations : le nouveau défi des organisations Laissons-les s'amuser : l'apprentissage par le jeu chez les Nouvelle loi pour l'apprentissage jusqu'à l'âge de 18 ans Des ressources pour l'enseignement et l'apprentissage : Bibliothèque et Archives Canada En décembre 2006, Statistique Canada publiait une étude sur l'état de la situation en matière d'alphabétisme chez les minorités de langue officielle du pays fondée sur l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA), menée en 2003. Vingt-trois mille Canadiens ont été évalués sur leurs compétences dans quatre domaines, soit la compréhension de textes suivis (comme ceux que l'on trouve dans les livres ou les journaux), la compréhension de textes schématiques (comme les graphiques, les tableaux ou d'autres renseignements écrits de nature discontinue), la numératie et la résolution de problèmes. Les niveaux de compétence ont été établis sur une échelle allant de 1 à 5, c'est-à-dire du niveau le plus faible au niveau le plus élevé. Le niveau 3 est généralement utilisé comme point de repère minimum, parce que, dans les pays développés, l'atteinte de ce niveau permet une meilleure participation à la vie sociale, des chances accrues de succès économique et une amélioration des chances de participer à l'apprentissage continu et d'améliorer son niveau personnel de littératie. Les trois provinces où les personnes de langue maternelle française forment une minorité, soit l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba, regroupent 75 % de l'ensemble de la population francophone à l'extérieur du Québec. Pour mieux comprendre leur situation, la population francophone de ces provinces a été suréchantillonnée. À l'échelle nationale, 42 % de la population de 16 à 65 ans n'a pas réussi à atteindre le niveau 3 pour ce qui est de la compréhension de textes suivis; chez les anglophones, cette proportion était de 39 %, alors qu'elle était de 56 % chez les francophones. L'écart le plus grand a été observé au Nouveau-Brunswick, où les deux tiers de la population francophone (66 %) n'atteignaient pas ce niveau. En Ontario, plus de la moitié (55 %) des francophones se situait aux deux premiers niveaux, alors qu'au Manitoba le pourcentage était de 53 %. Au Québec, le pourcentage de francophones se situant à ces niveaux était de 55 %, alors qu'il était de 43 % chez les anglophones. En 1994, dans le cadre d'une enquête semblable, on comptait 60,8 % des francophones de l'Ontario qui se situaient aux niveaux 1 et 2. La situation des Franco- Ontariens s'est améliorée en grande partie en raison des changements sociaux et politiques majeurs entraînant l'accessibilité à l'éducation, entre autres. Les problèmes de faible alphabétisme existent dans les groupes d'âge plus jeunes. Tant au Québec qu'à l'extérieur de cette province, les résultats de l'Enquête ne révèlent aucun écart significatif entre les deux groupes linguistiques chez les jeunes de 16 à 24 ans. En Ontario, près de 45 % des jeunes de ce groupe d'âge n'ont pas réussi à atteindre le niveau 3 sur l'échelle combinée des textes suivis et des textes schématiques. Cela représente près de 19 000 jeunes francophones de l'Ontario. Selon l'Enquête, plus l'âge augmente, plus l'écart s'accroît entre les deux groupes linguistiques. Suite à la page 4 |
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