| Volume 7 Numéro 2 | Avril 2005 |
Enquête sur la littéracie et la compétences des adultesDANS CE NUMÉRO Enquête sur la littératie et les compétences des adultes Partenariat avec les bibliothèques L'édifice Guigues fête ses 100 ans Du nouveau au ministère de l'Éducation Les parents font entendre leur voix L'objectif qui consiste à accroître le rendement en littératie des Canadiens est loin d’être atteint. C’est ce que révèlent les données du premier cycle d’une nouvelle enquête d’envergure qui a mesuré les compétences en littératie des personnes âgées de 16 à 65 ans au Canada et dans six autres pays en 2003. Comme c’était le cas en 1994, lors de la dernière enquête d'envergure, un nombre appréciable d’adultes canadiens affichent un faible niveau de compétences en littératie, ce qui peut avoir une incidence sur leur participation à la vie économique et sociale. En 2003, dans le cadre de l’Enquête sur la littératie et les compétences des adultes, les compétences de plus de 23 000 Canadiens ont été évaluées en fonction de quatre échelles : compréhension de textes suivis (comme ceux que l’on retrouve dans les livres et les journaux), compréhension de textes schématiques (comme les graphiques, les diagrammes et d’autres documents écrits de nature discontinue), numératie et résolution de problèmes. Les compétences ont été réparties en niveaux allant de un à cinq, par ordre croissant. Le présent rapport fait état des premiers résultats qui couvrent le Canada, les Bermudes, l’Italie, la Norvège, la Suisse, les États-Unis et l’État mexicain du Nuevo Leon. On observe que le résultat moyen des Canadiens en littératie n’a pas considérablement changé au cours de la période de neuf ans qui sépare cette enquête de celle de 1994. Au Canada, environ 58 % des adultes âgés de 16 à 65 ans se retrouvent dans les trois niveaux supérieurs de littératie pour ce qui est de l’échelle des textes suivis, ce qui signifie qu’ils sont en mesure de satisfaire à la plupart des exigences courantes en lecture. Ces résultats concordent avec ceux de l’Enquête internationale sur la littératie des adultes réalisée en 1994. Les deux enquêtes s’appuient sur la même méthodologie générale. L’échelle des textes suivis a servi à évaluer la capacité des participants à comprendre et à utiliser l’information figurant dans divers types de documents écrits. Parallèlement, environ 15 % des Canadiens, c’est-à-dire environ un Canadien sur sept, se retrouvent au niveau 1, soit le niveau de compétences le plus bas. Il s’agit là d’une légère Abstraction faite de la signification statistique de la diminution du nombre de Canadiens au niveau 1, ces chiffres indiquent qu’un grand nombre d’adultes, soit bien plus de 3 millions de des Canadiens âgés de 16 à 65 ans, éprouvent des problèmes à traiter les documents écrits. Parmi les pays ayant participé à l’enquête de 2003, le Canada se classe à peu près au centre de la distribution. Sur l’échelle des textes suivis, deux pays seulement, soit la Norvège et les Bermudes, surclassent le Canada. Les adultes des États-Unis obtiennent des résultats légèrement inférieurs à ceux des Canadiens sur toutes les échelles. Les Norvégiens se classent en tête de liste sur les quatre échelles. Au Canada, l’enquête indique également que les jeunes affichent généralement un rendement supérieur à celui des Canadiens plus âgés. Cependant, les jeunes de 16 à 25 semblent enregistrer une diminution des résultats en littératie entre 1994 et 2003. Cette tendance est particulièrementl’on retrouve dans les livres et les journaux), compréhension manifeste chez ceux dont les parents sont peu scolarisés. |
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