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Deuxième phase

Dans la deuxième phase du projet, le comité de travail continuera à voir au bon fonctionnement du projet. Il aura à assurer un rôle de supervision pour la collecte et l'analyse des données. Il donnera son opinion sur les éléments à inclure dans les rapports. Les partenaires devront revoir leur programme d'alphabétisation familiale pour assurer qu'il rencontre les exigences de la recherche, former leur personnel, recruter les familles, offrir deux séries d'ateliers d'une durée chacune d'au moins dix semaines, effectuer les tâches requises pour administrer convenablement le questionnaire d'entrée et consigner toute observation qui pourrait être utile dans le cadre de la recherche (pour nourrir la partie anecdotique de la recherche), entre autres. Sophie LeTouzé, employée de l'Université d'Ottawa, administrera le questionnaire de sortie et, avec l'aide de ses collègues, procédera à l'analyse et à la rédaction des rapports.

Les activités de collecte d'informations auront lieu de septembre à avril. Les activités préparatoires auront lieu en août et celles qui sont liées à l'analyse, en janvier et en mai. Les rapports seront préparés annuellement, en juin. Nous prévoyons préparer un rapport par organisme pour qu'il ait les informations concernant son programme. Un rapport général sera produit et utilisé dès lors pour faire avancer le dossier de l'alphabétisation familiale auprès des pourvoyeurs de fonds, de la communauté et des décideurs politiques.

Les résultats attendus sont les suivants :

graphique d'une famille
  • une formation sur les sondages et la collecte de données pour les organismes partenaires;
  • des données concernant une centaine de familles;
  • des programmes structurés, basés sur des modèles reconnus;
  • des changements positifs dans les familles qui ont participé à un des programmes;
  • huit rapports individualisés et un rapport général chaque année;
  • la mise sur pied d'au moins huit nouveaux programmes d'alpha familiale;
  • l'intégration de résultats d'apprentissage dans la programmation en alphabétisation familiale.

Quoique le projet soit de portée provinciale, les produits et les apprentissages profiteront à tous les organismes francophones qui offrent des programmes d'alphabétisation familiale au pays.


graphique d'une punaise

Speak White

S.B.

Dans la revue Literacies publiée à l'automne 2003 par le Movement for Canadian Literacy, un article, titré What's Whiteness got to do with it, a retenu mon attention. Je partage quelques idées qui m'ont particulièrement frappée, surtout quand on sait que certains d'entre nous se sont fait dire à un moment donné « speak white ». L'article touche les minorités visibles bien sûr, mais plusieurs passages s'appliquent parfaitement à nous. Alors voici, et bonne réflexion.

La différence peut contribuer positivement au changement social pourvu que les personnes qui s'identifient au groupe « white » acceptent que cette identification crée la différence. Cette différence, qui comprend un grand nombre de privilèges pour le « white », doit être comprise et assumée pour qu'on en assimile les effets.

Célébrer les différences représente beaucoup de travail pour les groupes qui sont « différents ».

On entend peu parler de diversité et de différence par les personnes qui s'identifient comme « white ». Elles ne ressentent pas l'expérience de relation de pouvoir de la même façon. Leur histoire, leurs expériences scolaires, leurs amitiés, leur vie personnelle et professionnelle et leur espace personnel ne leur permettent pas de voir le monde avec le coeur, les yeux et l'esprit des « non-white ».