L'alpha familiale et son impact
22 novembre 2006 - vol. 3, no 1
L'étude de l'impact va
bon train !
La recherche d'une durée de cinq ans sur
l'impact de l'alphabétisation familiale sur les
familles vivant en milieu minoritaire entre
maintenant dans sa quatrième année. Durant
l'automne 2006 et l'hiver 2007, les six *
centres partenaires offriront les deux
dernières séries d'ateliers d'alphabétisation
familiale (AF).
Sophie LeTouzé, du Centre interdisciplinaire
de recherche sur la citoyenneté et les
minorités (CIRCEM) de l'Université
d'Ottawa, effectue présentement les
entrevues de sortie avec la quatrième cohorte
de parents.
Selon Suzanne Benoit, directrice générale de
la Coalition francophone pour
l'alphabétisation et la formation de base en
Ontario, « les centres partenaires
comprennent bien ce qu'on attend d'eux. Ils ont mis en oeuvre la majorité des
recommandations qui ont découlé de
l'expérience pilote avec la première
cohorte ».
Tel que souligné par Sophie LeTouzé à la
rencontre des centres le 24 août dernier à
Ottawa, le taux de satisfaction des parents
dans les deuxième et troisième cohortes
demeure élevé. La grande majorité des
parents sont plus conscients de l'importance
de faire quotidiennement des activités de
littératie en français avec leurs enfants.
Même si les programmes sont de courte
durée, ils ont des impacts positifs évidents.
* Le programme d'AF autrefois administré
par le Centre d'apprentissage et de formation
d'Ottawa (CAFO) est maintenant administré
par le Centre Moi, j'apprends.
Réflexion sur les suites à l'étude de l'impact
Après que l'étude aura évalué la cinquième
et dernière cohorte le printemps prochain,
l'accent sera mis, durant l'année financière
2007-2008, sur l'analyse de l'ensemble des
résultats atteints et la préparation d'un
rapport final au bailleur de fonds de l'étude,
le Bureau national d'alphabétisation et
d'apprentissage (qui remplace dorénavant
le Secrétariat national à l'alphabétisation).
Suzanne Benoit signale que « la Fédération
canadienne pour l'alphabétisation en
français a adopté comme stratégie de
demander au gouvernement fédéral de
s'engager à présenter un nouveau plan
d'action sur les langues officielles. On ne
sait pas encore s'il sera possible d'obtenir
du financement pour poursuivre l'appui
donné aux centres qui offrent des
programmes d'alphabétisation familiale ».
Entre-temps, la Coalition francophone
pour l'alphabétisation et la formation de
base en Ontario a soumis des demandes de
subvention à la Fondation Trillium et au
Bureau national d'alphabétisation et
d'apprentissage. Le financement demandé
vise à offrir un modeste soutien aux 12
centres d'alphabétisation en Ontario
français qui offrent des programmes d'AF.
Pour ce qui est six centres qui participent à
l'étude, soit la moitié des centres offrant un
programme d'alphabétisation familiale,
Suzanne Benoit affirme : « A moins que
ces centres n'aient cerné d'autres sources
de financement, il faudra qu'ils envisagent
faire des interventions plus modestes l'an
prochain. » |